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L’art numérique est un champ vaste : du net art à l’installation immersive, du design électronique à la performance low tech. Les amateurs foireux y trouvent leur place autant que les artistes patentés, ce qui est une preuve indéniable de vitalité.

Ce catalogue virtuel jalonne ce champ impossible à couvrir, avec des oeuvres aux approches et supports différents.

Il tente de répondre par l’exemple à la question qui m’a été souvent posée : "c’est quoi, les arts numériques ?".

Articles de cette rubrique

  • Agatha appears, Olia Lialina, 1997-2008

    Moins connu que son "My boyfriend came back from the war", le "Agatha appears" de Lialina pose des problèmes intéressants : capacité de compréhension technique des visiteurs, problèmes de maintenance du net art, vieillissement de l’esthétique du net art.

  • Dark source, Ben Rubin, 2005

    Dark source est une installation composée de feuilles de papiers suspendues, de projections et de lecteurs de microfilms.

  • Photo album, Cody Trepte, 2007

    "Photo album" se présente sous la forme d’une étagère sur laquelle sont rangés des livres consultables à la tranche noire. Sur la couverture, la description d’une photo souvenir. A l’intérieur, les données binaires de cette même image.

  • In flat B, Darren Salomon (+ guests), 2009

    D’un point de vue purement matériel, c’est une page web contenant 20 vidéos youtube. Chacune de ces vidéos présente une séquence de 1 à 3 minutes environ, jouée comme le nom l’indique, en gamme si bémol, sur une large gamme d’instrument allant du "spoken word" à la console nintendo DS en passant par la trompette et le vibraphone.

  • Process 17, C.E.B. Reas, 2010

    "Process 17" est une installation constituée d’un texte et de deux écrans de taille variable. Un des écrans montre la structure du processus sous forme de lignes en déplacement, l’autre écran affiche un dessin généré par le processus, en constante évolution. Le texte décrit le processus de manière courte et synthétique.

  • "Bios, the Bible Scribe", Robotlab, 2007

    The bible scribe [Bios] (pour "basic input output system") est une pièce fonctionnant sur le contraste entre inhumanité et anthropomorphisme. Le robot est un bras et se comporte comme tel, écrivant lentement et minutieusement en écriture gothique un texte fondateur de la culture occidentale.

  • "%20location", jodi, 1995

    %location est donc, côté public, une page noire au caractères verts clignotants. Côté code, on y découvre le plan de la deuxième et troisième bombes atomiques, celles qui sont tombées sur Hiroshima et Nagasaki, et une illustration de la fission nucléaire.

  • "Le Tunnel sous l’Atlantique", Maurice Benayoun, 1995

    Le tunnel sous l’atlantique est un dispositif interactif installé simultanément à Paris et Montréal en 1995. Le visiteur y explore un espace virtuel à l’intérieur un tube plongeant sous le sol.

  • "1 bit symphony", Tristan Perich, 2009-2010

    Le "1-bit symphony" de Perich est un boitier CD de modèle fin, transparent, laissant voir quelques composants soudés à la main, alignés à intervalles régulier. On y place une paire d’écouteurs, on glisse l’interrupteur sur "on" et un flot sonore s’écoule, des nappes sonores qui rappellent le minimalisme d’un Steve Reich.

  • "International Dance Party", Niklas roy, 2007

    Le International Dance Party se présente sous la forme d’une flight-case sur roulettes, attendant un minimum d’animation pour se lancer. Il s’ouvre alors automatiquement et découvre aux visiteurs un panneau led multicolore, des hauts-parleurs, un gyrophare et quelques autres accessoires, tout en montant le son.

  • "Mobile broadcast unit", Graffiti Reasearch Lab, 2007

    La Mobile Broadcast Unit est un chariot à roulette muni d’un projecteur vidéo puissant, une caméra haute qualité, un système d’analyse d’image et un système de son. Un pointeur laser permet de dessiner sur des façades de buildings des grafittis lumineux dans l’espace public au cours d’événements festifs.

  • "Forest landscapes" de Gerhard Mantz, 2009

    Les paysages les plus intéressants de Mantz sont certainement ses grands tirages papier en noir et blanc, allant jusqu’à 4 mètres de largeur, projetant le spectateur dans un espace quasi physique. La nature représentée est vierge de toute trace humaine, alors que paradoxalement chaque élément est placé, chaque feuille modélisée.

  • "The idea of a tree", Katharina Mischer & Thomas Traxler, 2008

    The idea of a tree est un projet de design. Une machine à tisser d’un genre particulier, qui capte la force du soleil pour teindre un fil continu, roulant sur un métier à tisser. Le résultat est à la fois un meuble et la trace de l’ensoleillement d’une journée.

  • "Random screen" de Aram Bartholl, 2005

    Random screen ce sont des canettes de bière coupées munies d’une bougie IKEA dans des alvéoles, pour former un écran de basse définition. Une oeuvre numérique sans être composée de quoi que ce soit de numérique.

  • "q3aSocialLadder" de Walter Langelaar, 2006

    Social ladder ("échelle sociale") est un jeu vidéo testostéroné, dans lequel le joueur doit tenter de monter un escalier long et austère, en concurrence avec une dizaine de personnages en costard-cravate, attaché-case et mitraillette.

  • "Dakota" de Young-Hae Chang Heavy Industries, 200 ?

    Une seule typo, de grandes lettres occupant de manière fugace tout l’espace de l’écran, Dakota est une animation qui repose sur des éléments visuels stricts et une rythmique calquée sur le son. Elle est l’oeuvre d’un duo constitué de Marc Voge et de Young-hae Chang, basé à Séoul.

  • "Vanity ring" de Markus Kison, 2007

    Vanity ring est un anneau est surmonté d’un minuscule panneau oled, une technologie de pointe, un écran d’affichage économe en énergie. Markus Kison a choisi d’y afficher ce qui constitue pour lui un des sommets contemporains de la vanité : le résultat en nombre de pages d’un "ego search".

  • "Learning to love you more", Miranda July et Harrell Fletcher, 2002

    Learning to love you more est un site web collaboratif mis en place à l’occasion de la Whitney Biennal de 2004 par Miranda July et Harrell Fletcher. Il propose des "assignments", et collecte les oeuvres produites à partir de ceux-ci par les internautes.

  • "Georges Brassens et la puissance de la fonk" par Mozinor, 2008

    Cette vidéo produite à partir d’archives télé a été remontée et doublée. Elle parle de l’amour du funk et de la misère de la télé publique des années 80’. Mozinor, banlieusard anonyme français, nous montre ce que permet le numérique à quiconque possédant un ordi à 500 euros et une connexion internet.

  • "The french democracy" de Alex Chan, 2006

    The french democracy est un film en machinima, l’occasion d’un zoom arrière sur les événements des émeutes de 2005 en France. Il condense plusieurs aspects intéressants des arts numériques : outils numériques détournés, hybridation entre haute technologie et basse technologie, activisme, diffusion virale et fulgurance artistique.