1) Introduction : partager des contenus

L’idée de partager des contenus de type texte est assez vieille. Douglas C. Engelbart (pionnier absolu de la notion d’interface, inventeur de la souris) en avait déjà une version dans les années 60, à l’époque où le réseau s’appelle même pas Arpanet et ne comporte que quelques centres de recherches et une poignée d’ordinateurs.

Pour plus d’information sur la création du réseau Internet, voir le module "internet" sur ce site.

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C’est pourtant fin 1989, au CERN, que quelques chercheurs (Tim Berners-Lee et Robert Cailliau) mettent en place la première version du html, pour Hypertext Markup Language. Il s’agit de structurer des fichiers basiques, de telle manière a identifier ce qui est un titre, le texte, la navigation. Il n’est pas possible à l’origine de mettre des images ou des couleurs dans les pages. Mais la période 1991-1997, il va évoluer à toute vitesse, puis se stabiliser un peu et ne plus faire qu’évoluer lentement depuis. Entre 1997 et aujourd’hui, le vrai travail va être de mettre en place des standards qui permettent une meilleure expérience à l’utilisateur et un codage simplifié pour les codeurs.

Le protocole http est un système de serveur qui copie à la demande des fichiers qui se trouvent sur un serveur (la page dont vous tapez l’adresse dans le navigateur) vers l’ordinateur qui consulte la page. La page web et tout ce qui lui est associé (image, sons, vidéos à l’exception des médias en stream) sont eux aussi copiés sur l’ordinateur client. C’est donc un gigantesque système de copie de fichiers.

l’accès au code html, une révolution en soi

La force du html, sa puissance démocratique, réside dans le fait que chacun peu voir le code qui produit la page qu’il voit. Cela permet à chacun d’ausculter le code des autres, de voir comment il est fait, et d’apprendre a en faire autant.
Des discussions ont d’ailleurs fait rage autour de l’évolution du code, certains proposant de rendre la syntaxe plus rigoureuse (les porteurs de la norme Xhtml) et les navigateurs moins tolérants avec les erreurs de code, pour que l’accessibilité à l’information soit garantie partout et dans l’avenir, tandis que d’autre veulent garder la norme plus souple (plusieurs façons d’écrire le même code), pour permettre au quidam, au non-professionnel, de porter sur le net ses propos et ainsi participer au partage des connaissances. Les navigateurs actuels, en tous cas, ont pour but de donner au maximum l’accès à l’information quelles que soient les erreurs dans le code html, quelle que soit la norme employée pour écrire les données. C’est ce qui explique en grande partie la lenteur des navigateurs.