Images matricielles : formats et logiciels

Au delà de sa profondeur, sa définition et sa résolution, l’image matricielle a encore un format. Il s’agit de la manière dont l’information est organisée à l’intérieur du fichier. On les repère à l’extension que portent les fichiers : .tif, .jpg, .eps, etc.

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Les images sont « encapsulées » dans des fichiers de différents format. Ces formats ne sont pas équivalents, ils sont dédiés à certains usages. Même si la plupart des logiciels contemporains peuvent ouvrir tous les formats principaux, ils ne s’équivalent pas.

Les formats « historiques »

Le BMP et le PICT se rencontrent de moins en moins. Ils sont à l’origine des formats de fichiers liés aux plateforme PC et MAC.

Ce sont des formats bruts, sans compressions, peu utilisés aujourd’hui.

Les formats « prépresse »

Le TIFF (Tagged Image File Format) est la propriété de la firme Aldus, rachetée par Adobe en 1994. On peut cependant créer des fichier TIFF sans payer de droits depuis 1992.
L’EPS (Encapsulated Post Script) peut contenir des images matricielles et d’autres types d’information (texte, images vectorielles). Il a été mis au point par Adobe.
Le format EPS tend à disparaitre au profit du format PSD.

Les formats « web »

Le Gif
Le Gif (Graphics Interchange Format) est le plus vieux format de compression image pour le web (1989). Il fonctionne par réduction du nombre de couleur (de 256 à 2) et par compression LZW.
Le gif est donc adapté aux logos, à tout ce qui a de grandes zones de couleur homogène. On peut aussi avoir des zones transparentes, et on peut créer une animation minimale avec du GIF, alors appelé « gif animé ». C’est ce qui assuré au gif sa longue vie même s’il est un peu archaique aujourd’hui.
La page wikipedia sur le format gif

Le Jpeg
Le Jpeg, sous l’extension .jpg est un format de compression web créé par un groupe d’experts (d’ou son acronyme : Joint Photographic Experts Group.). Il procède à plusieurs algorithmes et est plus puissant que le gif pour toutes les images de type photographique.
Le niveau de compression d’une image jpeg peut être paramétré (de 0 à 100% de qualité).
Créé à l’origine pour le transfert d’image par réseau, le Jpeg est un format dominant dans les usages quotidiens en informatique, même lorsque la compression n’est pas nécessaire. Les appareils photographiques, les images télévisuelles, et même les schémas statistiques dans les documents comme word utilisent la plupart du temps la compression Jpeg.

L’article wikipedia sur le format jpeg

Le Png
Le PNG (Portable Network Graphics) est un format qui a été créé comme réponse à la protection du format GIF. Il étend les possibilité de celui-ci, notamment en permettant une transparence « alpha », c’est à dire partielle.
Son utilisation a été freinée sur le web par le refus de Microsoft de l’implémenter dans Internet Explorer.
L’article wikidepia sur le format png

Les formats propriétaires

Il existe beaucoup de formats dits "propriétaires", c’est a dire créés puis brevetés par des firmes. Leurs usages sont souvent spécifiques (ils contiennent des informations supplémentaires spécifiques à des logiciels particuliers) et leur interopérabilité réduite. On doit souvent les décoder pour les utiliser ailleurs que dans leur environnement.

Le PSD
Le PSD est le format « natif » de Photoshop. Il bénéficie de la puissance de feu de la marque, ce qui le rend compatible un peu comme microsoft est compatible, c’est à dire qu’il est dominant.
Il est notamment rendu incontournable par le fait qu’il est importable dans de nombreux logiciels : montage et effets vidéo, authoring dvd, des logiciels aussi bien dédiés à la manipulation matricielle que vectorielle.
Il peut contenir des layers, des vecteurs, des masques, qui peuvent être partiellement ou complètement reconnus par ces autres logiciels.

Logiciels dédiés à la manipulation d’images matricielles

De nombreux logiciels existent pour la manipulation d’images matricielles. Certains sont très précis (les logiciels de traitement par lot, par exemple), d’autres sont très généralistes.
Le plus connu est évidemment Adobe Photoshop, mais des alternatives existent, ainsi le fameux Gimp, le bon vieux IrfanView, mais aussi plus récemment des petits logiciels comme Seashore, ou Pixen.
Enfin, signalons que de plus en plus des logiciels en ligne permettent de manipuler des images. Le poids des fichiers traités reste dans ce cas le principal handicap.
CellSea , PhotoFlexer, Photoshop (He oui), Slashup, etc.