Les blogs et Wordpress

Worpress appartient à la grande famille des CMS, acronyme de Content Management System. Il appartenait initialement à la sous-famille des blogs, mais s’est imposé comme CMS à tout faire, au risque de devenir ce qu’on appelle dans le domaine informatique une "machine à gaz".

CMS

Les Content Management Systems ont été inventé pour soulager les webmaster et rendre plus rapide la mise à jour des sites.
Lorsqu’un site était fabriqué en html pur, il dépendait souvent d’un webmaster, par qui toute l’information passe car il est le seul à pouvoir l’injecter dans les pages composées en html. Chaque page ajoutée nécessite de modifier d’autres pages pour y faire des liens vers ces nouvelles pages. Tout cela génère de la lenteur et des erreurs, et met en péril l’activité d’un site.
Dans un site dynamique, les contenus sont envoyés vers une base de donnée grâce à des formulaires, par autant de rédacteur que nécessaire. Les pages vues par le public sont générées "à la demande", en récupérant l’information dans la base de donnée. Ainsi, les page sont toujours à jour.

Les premiers sites dynamiques open source sont apparus à partir de 1999. La plupart du temps ils s’appuient sur un langage de programmation (généralement le php) et un système de base de donnée (généralement mysql).

Du développement sur mesure à l’open source

Développer un CMS demande du temps et des compétences. Ils ont d’abord été développés pour des projets spécifiques, sur mesure, mais les développeurs se sont vite aperçu que les besoins des clients étaient souvent les mêmes : créer des pages avec des titres et un contenu, composé d’intertitres, de liens et d’images, de pièces jointes. L’idée de fabriquer un outil général et de le vendre plusieurs fois est rapidement l’évidence.
Pour des raisons souvent politiques, des développeurs vont alors décider que ces outils puissants ne devraient pas être seulement accessibles à des compagnies privées et autorités publiques, mais devraient profiter à tous. Fin des années 90, pas mal de pages personnelles existent, et certains projets politiques et culturels utilisent déjà le web comme moyen pour diffuser de l’information sur leur activité avec un budget réduit.
Plusieurs outils de publication apparaissent ainsi sur le réseau, s’appuyant la plupart du temps sur PHP et Mysql, des technologies open source disponible sur un grand nombre de serveur moyennant un supplément de prix. Développés par des individus, puis par des communautés, ils vont s’appuyer sur les forums de discussion pour gérer le développement de leur outil. Des expériences parfois douloureuses de gestion de groupe vont s’ensuivre, avec de nombreux forks et flooding et flaming. Le début des années 2000 va voir apparaître des CMS plus robustes, rodés par quelques années d’expérimentation, et dont certains ont survécu jusqu’à nous, comme typo3, spip ou Joomla. La plupart de ces projets seront téléchargeables en ligne, avec des licences encore nouvelles à l’époque, la licence libre GNU.

Les blogs et Wordpress

Les blogs apparaissent à la même période, mais seront popularisés vers 2004-2005, quand l’accès haut débit va se démocratiser.
"Blog" est la contraction de "Web log", ou journal de bord en ligne. Les blogs sont à l’origine des mini-sites destinés à accompagner une activité, comme celle d’un professeur par exemple, mais sont rapidement devenus une activité autonome. La structure de départ d’un blog est simple : chaque nouveau billet (ou article ou post en anglais) pousse les anciens contenus plus bas dans la page. Les nouveaux contenus sont toujours affichés en haut donc, et on scrolle vers le bas pour remonter dans le temps.
Le site est ensuite découpé par page reprenant un certain nombre d’’articles.

Pour faciliter l’accès aux articles déjà écrit et structurer les contenus, la notion de mot-clé, ou tag, a rapidement fait son apparition.

Wordpress est distribué en version 1 en 2004, son succès est fulgurant. Il est complet, facile à installer et soutenu rapidement par une large communauté, ce qui lui garanti une évolution rapide du code (débugage et ajout de fonctionnalités) et une large offre de thèmes graphiques.

Une interface privée des milliers d’interaces publiques

Wordpress dispose d’une forte communauté et celle-ci produit beaucoup de thèmes graphiques, aussi appelés gabarits, qui permettent de personnaliser l’affichage public du site. Pour administrer son site, on accède par mot de passe à une administration privée qui est la même pour tous ; On peut certes personnaliser quelques couleurs et l’affichage ou non de certaines fonctionnalités ou plugin, mais le "backend" est à 90% identique pour tous les utilisateurs, ce qui permet un apprentissage plus facile.