Hommages et citations, partie 2

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Iron Maiden’s "The Number of the Beast" compressed over and over as an mp3 666 times (2004) de Cory Arcangel

Une oeuvre minute (heu, plutôt une après midi de travail) pour une conversion simple et efficace : recompresser un morceau 666 fois.
Le résultat n’est au fond pas très spectaculaire, les glitches de compressions sont étonamment peu nombreux. Au delà de ça, cette pièce pose la question de la réappropriation :le mp3 est téléchargeable sur le site de Cory Arcangel, est-il désormais complètement son oeuvre ?

Voir la page sur son site.

Time machine in alphabetical order, Thomson & Craighead, 2010

Ce duo anglais a repris une version cinéma du roman "Time machine" de Wells et l’on remonté en portant l’accent uniquement sur les mots prononcéspar les acteurs, découpés puis placés par ordre alphabétique. Une machine à voyager dans le temps du film, ce qui donne un florilège de prononciations et d’expressions autour des même mots. Sur le site, un extrait est disponible, autour du mot "time", un des plus prononcés du film.

La page de projet sur le site de Thomson et Craighead

The sound of silence de Alfredo Jaar, 2006

Sur base d’une photographie de /Kevin Carter, primée au Pulitzer, Jaar produit une installation autonome dans laquelle le numérique tient une place petite mais déterminante, celle d’un procédé distant, laissant les spectateurs seuls dans l’expérience un récit projeté à l’écran.
Un film de 8 minutes raconte les conditions de création et de réception de cette photographie primée sous forme d’un texte sec, qui se termine par le suicide de son auteur. La pièce complète a la forme d’un pièce en métal, dont une des faces est recouverte de néons, l’autre comporte une signalétique en leds gérant l’entrée et la sortie.

Le site d’Alfredo Jaar

Sherrie Levine After Walker Evans / After Sherrie Levine

En 1981 Sherrie Levine, artiste américaine, expose avec "Sherrie Levine After Walker Evans" des photographies reproduites depuis un catalogue d’exposition de Walker Evans. Ces images datant des années 30’ sont entretemps tombées dans le domaine public. Elle proclame ce travail de photographie comme étant le sien, lançant un débat sur la propriété intellectuelle, la création dans l’acte artistique, l’authenticité de l’oeuvre d’art, etc.

Michael Mandiberg réédite l’exploit 20 ans plus tard en créant deux sites, "afterwalkerevans.com" et "aftersherrielevine.com", tous deux similaires à quelques phrases près. Le net étant un lieu de circulation et de duplication de données, Mandiberg propose de plus au visiteur de télécharger des version haute définition des images et un certificat d’authenticité téléchargeable à dupliquer soi-même. Chacun peut donc devenir un artiste appropriationniste.

Screenshots de John Haddock, 2000

"Screenshots" est une série de 20 images dessinées en isométrique, un mode de représentation existant depuis le renaissance mais popularisé par les jeu vidéo 3D ou en fausse 3D depuis les années 80’.
Ces images ont été réalisées avec un logiciel graphique standard, une forme de pixel art assez manuelle, mais respectant les conventions du jeu basse définition : staticité des poses, palette de couleur limité, distance permettant d’embrasser toute la scène. Elles ont été réalisées au format "1/1", c’est à dire en 800X600 pixels.
Elles reprennent des événements historiques ou des films qui ont marqué Haddock. A côté de meurtres politiques liés à lutte pour les droits civiques américains, on retrouve une scène du film "12 angry men" et la mort de Lady Di.

Une page d’image et une interview sur la série "screenshots"
Un "making of" de l’auteurhttp://whitelead.com/jrh/screenshot...

Evil interior de Palle Torsson

Sur base du moteur de jeu Unreal Tournament 2003, Torsson a recréé une série de décors sortis de films de thriller ou d’épouvante. En ont résulté une série de tirages papier des scènes créées et quelques vidéos.

Ce genre d’exercice n’est pas isolé dans l’histoire récente des arts digitaux, mais la précision des reconstitutions en font l’attrait. La froideur et la distance de ce genre d’image, leur lumière surréelle et leur textures low def et répétitives rajoutent au climat oppressant des films originaux.

Voir la page du projet, avec un lien vers les images

Vertigo/Cinema Redux de Brendan Dawes, 2004

Prendre une image à intervalles réguliers dans un film historique, le mettre en vignette côte à côte dans un poster géant, on obtient Cinema Redux. Dawes construit une machinerie en Processing et n’a plus qu’à l’appliquer a différents films.

Voir la page du projet sur le site de Brendan Dawes