Réseau hardware et software

Le réseau ARPANET et à sa suite l’Internet s’appuient à la fois sur un réseau de cables enfouis et sur des protocoles de communication.

Internet hardware : le réseau distribué

Baran écrit un mémo en 1964 pour Rand Corporation (sous contrat pour la DARPA) sur l’organisation d’un réseau. Il propose l’idée d’un réseau hybride d’architectures étoilées et maillées. Ce réseau est le plus à même de résister à la perte d’un de ses noeuds..

On ne trouve aucune trace attestant du fait que la demande faite aux chercheurs portait sur la résistance à une attaque nucléaire. Ce qui est sûr, c’est que la robustesse du réseau devait lui permettre une dégradation de la communication et la disparition de certains points du réseau en cas de conflit armé notamment.

Internet software : le protocole TCP/IP

C’est à Louis Pouzin, un ingénieur et polytechnicien français, que revient la paternité du principe de la commutation de paquet, qui a été repris par Vinton Cerf lors de la mise en place des protocoles d’Internet. Cette technologie fut appelée le "packet switching" (transfert de paquets). Il permet d’utiliser le réseau distribué de Baran : les paquets se déplacent de façon dynamique, en cherchant le chemin le moins encombré, et en patientant si toutes les routes sont encombrées, reconstituant l’information complète.
Il est à noter que Pouzin travaillera sur un "Internet français", le projet "Cyclades", abandonné en 1978.

Le "packet switching", initié par Pouzin, perfectionné par Vint cerf mettra du temps avant de trouver sa forme actuelle. Il s’agit d’acheminer des informations en grand nombre, d’un point à un autre au travers de différents ordinateurs. Mais les ordinateurs sont de technologies différentes, travaillant à des vitesses différentes. Plusieurs protocoles sont à l’origine employés, ce qui rend difficile la communication entre les différents points du réseau. Le protocole TCP/IP a été inventé pour s’imposer à tout le réseau d’ARPANET. Testé en 1977, il sera de fait imposé début 80’.

IP (Internet Protocol) permet de donner un destinateur et un destinataire à chaque petit paquet de donnée (un paquet est de plus ou moins 1500 octets), ainsi qu’un port. Ceci permet de le rendre indépendant des autres petits paquets. Chaque paquet envoyé depuis une machine peut parvenir à l’ordinateur qui l’a demandé par un chemin différent selon l’état du réseau (saturation, panne ou destruction). TCP (Transmission Control Protocol) permet de vérifier que les deux machines sont prêtes à communiquer, que tous les paquets sont partis, et qu’ils sont tous arrivés, en gérant les doublons et les manquants éventuels.

Plus d’infos sur TCP/IP

Obsession occidentale pour la sauvegarde

Internet peut être relié à la peur toute occidentale de la perte de l’information. L’écriture est déjà une manière d’externaliser la mémoire, de rendre le support de l’information (les hommes) secondaire par rapport à l’information. Cette obsession pour la sauvegarde de l’information est palpable dans l’invention d’Internet, qui est un énorme système de duplication de fichier. Chaque router sauvegarde des copies de fichiers, temporairement, et chaque information vue sur le net est copiée d’ordinateur en ordinateur.

Acheminer l’information de manière sûre, en garder une copie « au cas où » sont deux méthodes mise en place dès les années 60’.