Le terme « flash crash » fait référence à un effondrement boursier qui dure quelques minutes voire quelques secondes. Le Flash Crash de 2010, qui a inauguré le terme, n’a duré qu’environ 36 minutes.
Ce jour-là, l’indice Dow Jones Industrial Average a perdu 998,52 points avant de regagner environ 600 points, entre 14 h 42 et 14 h 52 au New York Stock Exchange. Une baisse de 9,2 % en l’espace de 10 minutes était sans précédent dans l’histoire. Cet incident a mis au jour l’implication du high frequency trading qui représente désormais les deux tiers des transactions boursières sur le NYSE.
Le crash éclair du 6 mai 2010 a d’abord été expliqué comme une réaction à la crise de la dette souveraine grecque avant d’être rapidement imputé à une erreur de saisie de la part d’un opérateur de marché (une erreur communément appelée dans le jargon financier « fat finger » (gros doigt en français), correspondant à la saisie erronée d’une quantité largement supérieure au montant voulu). La CNBC ainsi que d’autres sources journalistiques ont déclaré qu’un trader avait saisi un ordre de vente de titres Procter & Gamble avec un « B » pour billions (milliards en français) au lieu de « M » pour millions.